Kaia'tanó:ron
Kateri Tekakwitha

Lys des Agniers
1656-1680

UNE VIERGE IROQUOISE
Catherine Tekakwitha
Le Lis des bords de la Mohawk et du St-Laurent (1656-1680)
Par le P. Édouard Lecompte, S.J.

Le père de Tekakwitha était un Iroquois païen, sa mère une Algonquine chrétienne. Celle-ci avait été instruite et baptisée dans la ville des Trois-Rivières. On admirait déjà sa vertu, lorsque, dans une incursion des Iroquois, elle tomba entre les mains d'un guerrier qui l'emmena captive.

Elle sut gagner le coeur de son maître. Au lieu d'en faire la victime de sa cruauté ou de son libertinage, il la prit pour femme....

Le nom Tekakwitha lui fut donné, semble-t-il, vers ce temps-là. L'orthographe en a varié au cours des ans. Les premiers historiens, Cholenec et Chauchetière, écrivent Tegahouita, Charlevoix Tegahkouita, puis ce fut Tehgakwita, Tekakouita, et enfin Tekakwitha. Sa signification n'est moins indicise: l'ancien missionnaire de Caughnawaga, l'abbé Marcoux, l'interprète ainsi: «Celle qui met les choses en ordre;» d'autre part, l'érudit Sulpicien indianisant, l'abbé Cuoq, lui donne ce sens: «Celle qui s'avance, qui meut quelque chose devant elle.» Comme une personne qui s'avance dans les ténèbres, les bras tendus en avant. Ce qui exprime bien la démarche hésitante de l'enfant, aux yeux si douloureusement affectés par la maladie (2).

(2) Voir Ellen Walworth, The Life and Times of Kateri Tekakwitha, p.36 et pp. 307, 308

Suzanne Boivin Sommerville, Email 22 December 2000.